Historique du PAMAC

Plusieurs évènements ont directement ou indirectement favorisé la mise en place du PAMAC :

  • La reconnaissance par l’Etat Burkinabé du travail et de l’apport du monde communautaire (ONG, associations, organisations à base communautaire, autorités coutumières et religieuses). Pendant longtemps et bien avant les débuts des années 2000, les associations de lutte contre le Sida  ont été parmi les principaux acteurs à contribuer à la lutte contre le VIH. Accompagnées par leurs partenaires associatifs du Nord, elles apportaient des services de prévention et de soins y compris médicaux pour les personnes infectées et luttaient contre les discriminations et la stigmatisation des personnes infectées et affectées.
  • Le SP/CNLS-IST qui venait d’être mis en place a ressenti très rapidement le besoin de créer des liens plus structurels avec les associations, bien qu’à cette époque ne disposant pas de moyens considérables. Le SP/CNLS-IST a compris très tôt le rôle primordial des acteurs de la société civile dans l’offre de services et le plaidoyer au niveau national et international.
  • Les partenaires ont exprimé le besoin de voir le monde associatif plus organisé pour une meilleure efficacité de leurs interventions sur le terrain. Le PNUD a été l’un des premiers acteurs à accompagner le SP/CNLS-IST dans cette nouvelle entreprise ambitieuse de structuration de la société civile.
  • Les acteurs de la société civile eux-mêmes avaient déjà initié plusieurs tentatives pour demander un appui plus adapté, conséquent à leurs réalités et besoins sur le terrain.
  • La tenue de la XIIe CISMA (Conférence Internationale sur le sida et les Maladies sexuellement transmissibles en Afrique) à Ouagadougou du 9 au 13 décembre 2001, sur le thème « Les communautés s’engagent… », a également permis de rendre visible plusieurs initiatives communautaires burkinabè, et d’amplifier la voix des PVVIH concernant l’accès aux traitements antirétroviraux pour les malades.

Au départ, le souhait de la société civile était d’avoir un mécanisme de financement à long terme, un programme d’appui qui proposerait ses services et faciliterait la mise en œuvre de leurs interventions. Ce programme d’appui devait être coordonné par une structure  « légère, indépendante, neutre et impartiale », « une cellule technique … qui va servir d’interface et de courroie de transmission entre le SP/CNLS, les associations et les bailleurs et autres intervenants. Elle assurera le plaidoyer et gérera un guichet d’accès au financement des associations, facilitera l’accréditation auprès du SP/CNLS-IST  et veillera au bon fonctionnement des OBC ».  

Ainsi, le Programme d’appui au monde associatif et communautaire de lutte contre le VIH/Sida (PAMAC) a été initié et mis en place par le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST (SP/CNLS-IST) avec l’appui du PNUD, avec un statut de Programme Conjoint Multi donateurs.

Le PAMAC a connu trois phases:

  • La première de 2003 à 2006 avait comme objectif la réduction de l’impact du VIH par la coordination des actions du monde associatif et communautaire, le renforcement des capacités des associations en matière de prévention, de prise en charge globale et de gestion et l’appui au renforcement des capacités du SP/CNLS-IST en matière d'expertise et de coordination du monde associatif.

 

  • La deuxième de 2006 à 2010 a été dédiée spécifiquement au soutien et au renforcement des capacités des organisations à base communautaire à travers des stratégies d’intervention : la prévention, la prise en charge communautaire et l’appui institutionnel aux structures et institutions impliquées. En raison de son expertise dans l’appui communautaire à la lutte contre le VIH, le PAMAC a étendu son champ d’action à la lutte contre la tuberculose (2005) et le paludisme (2008).

 

  • La troisième phase de 2011 à 2015 s’inscrivait dans les orientations du Cadre Stratégique de Lutte contre le Sida et les IST (CSLS) 2011-2015 et dans les priorités retenues dans le programme de coopération du PNUD 2011-2015 (CPD), et avait pour objectif de contribuer à la réduction de la prévalence du VIH, des IST, du paludisme, de la tuberculose et d’autres maladies d’intérêt en population générale et chez les groupes spécifiques, ainsi que l’impact négatif du VIH et de ces maladies sur le développement social et économique du Burkina Faso.  Ce troisième programme a été prolongé de deux ans, c’est-à-dire jusqu’en fin 2017, de commun accord entre le PNUD et le gouvernement du Burkina Faso. En décembre 2018, les parties prenantes dans la mise en œuvre du programme PAMAC (gouvernement, PNUD, société civile) se sont accordées pour inscrire la structure dans une perspective de durabilité et de pérennisation des acquis et une assemblée constitutive a consacré la création de l’association PAMAC (Partenariat pour l'Appui au Monde Associatif et Communautaire) pour poursuivre la mission et consolider les acquis du programme PAMAC. Cette association qui a pour membres des personnes morales issues de trois groupes que sont la société civile, le secteur public et les partenaires techniques et financiers est reconnue sous le récépissé numéro N00000337301 du 12 avril 2018

 

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Rapport light dépistage JMS 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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